Monde enfantin qui un jour fut le mien
j'ai peuplé des royaumes, rencontré des lutins
J'ai voyagé très loin, sans peur, sans regrets
Je savais a chaque moment ou tu te trouvais
Instants innocents, secondes malicieuses
je couvrais mes jeux d'enfant de créatures merveilleuses
Perché dans un arbre, je revais à demain
imaginant un futur qui n'aurait jamais de fin
Petit à petit, le temps m'entraina
Vers une route que je ne comprennais pas
plus de sourire ni d'éclats de rire
plus de soleil qui éclairait mes dires
Je ne peux expliquer ce vers quoi j'ai marché
Je ne peux apprécier ce qui m'y a poussé
J'ai connu la peur, la souffrance, la douleur
J'ai retenu mes larmes aux portes de mon coeur
J'ai crié ma fureur, murmuré ma frayeur
j'ai refusé l'injustice d'un voyage avant l'heure
Puis j'ai reconnu mon monde d'autrefois
Celui ou tout est doux et tendre à la fois
Mon âme a volé à travers mes contrées
Et je ne garde en moi que l'amour de l'éternité
J'ai vu tes larmes doucement perler
J'ai vu ton existence, en silence, éclatée
Tu ne ressens que mon manque, ma cruelle absence
pourtant je viens de toi, du plus profond de ton essence
Je te chercherais, un matin, peut-être une nuit
je t'emmenerai sans faire de bruit
Tout s'effacera, je te promets, tu verra
Et plus jamais tu ne demandera pourquoi ?
lisa